TOKOLOSHE
South Africa, 2013

(selection of images)

"L'artiste a approché la notion de sorcellerie en Afrique du sud en observant son rôle dans une société où tout événement malheureux est perçu comme étant la conséquence d’un ensorcellement.
A travers le portrait, la scène de genre, le paysage ou la nature morte, Tokoloshe raconte une société intégrant le monde invisible dans son quotidien. Le spectateur est emmené dans ce territoire d’entre-deux, au rythme narratif, mêlant visible et invisible, fiction et réalité. Un espace mystérieux, silencieux et déconstruit où communiquent et parfois s’entrechoquent ces deux mondes.
Dans sa narration, Tokoloshe regroupe les traces que ce monde «magique» laisse à voir.
Pour mener à bien ce projet, la photographe a rencontré différentes personnes, toutes liées de près ou de loin avec la sorcellerie. Notamment : le consultant de la police sud- africaine concernant les crimes occultes, différents sangomas (shamans ou sorciers), et surtout les journalistes du quotidien The Daily Sun, un tabloïd très populaire dans tout le pays, qui relate régulièrement des faits liés à la sorcellerie dans lequel la photographe les a accompagné dans leurs enquêtes journalistiques quotidiennes."

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"The artist approached the notion of witchcraft in South Africa—observing its role in a society where every unfortunate event is seen as the consequences of a spell. The spectator is invited into the territory where the invisible communicates with the visible world in a mysterious narrative way, mixing fiction and reality.
For this project the artist met different people, all related to the witchcraft matter: The occult crime expert of the south african police, various sangomas (traditional healers), as well as the very popular newspaper, The Daily Sun, which focuses mainly on witchcraft stories."